Défense et illustration du Service de la référence et de l’aide à la recherche dans une bibliothèque collégiale

À une époque marquée par le passage d’un monde analogique, à un monde numérique, on pourrait être tenté de remettre en question, d’abolir ou encore de consacrer moins de ressources humaines au comptoir de référence d’une bibliothèque. C’est la question que se posait il y cinq ans Steven J. Bell dans son article au titre provocateur «Who Needs a Reference Desk? » [1]. L’auteur,  Associate University Librarian à la Temple University (Philadelphie), constate une diminution du nombre de demandes présentées à des comptoirs de référence des bibliothèques académiques américaines, passant de 150 000 en 1998 à moins de 100,000 en 2003. Suite à ce constat, il pose la question de la pertinence du maintien de services de référence, du moins dans leur forme originale. Ces conclusions vont dans le même sens que le célèbre rapport d’OCLC : Perceptions Report for College Students qui affirmait que les étudiants interrogeaient avant tout les moteurs de recherches comme Google avant de considérer l’utilisation des ressources d’une bibliothèque académique.[2]

Notre expérience récente, au comptoir de référence et d’aide à la recherche, au Cégep de Granby Haute-Yamaska, démontre la nécessité de maintenir le comptoir traditionnel, mais dans de nouveaux paramètres. J’espère être aussi persuasif dans ma démonstration que Joachim du Bellay dans sa célèbre Deffence, et Illustration de la Langue Francoyse  publiée en 1549.

Un travail stimulant et enrichissant

J’ai débuté ma carrière de bibliothécaire à un comptoir de référence d’une bibliothèque municipale les mardis soirs et les fins de semaine. Quoi de plus stimulant pour l’esprit que d’être bombardé de questions de tous ordres : la longueur du mur de Berlin, comment faire comprendre à mon ado qu’il n’a pas toujours raison ou le dernier roman d’Yves Beauchemin.  Un brin de connaissance en bibliocounselling, de la patience et du café bien fort me permettaient de passer au travers de mes journées bien remplies. Il en va de même, aujourd’hui, en bibliothèque collégiale, mais à un rythme moins contraignant. Les étudiants et à l’occasion des enseignants, prennent place au comptoir de référence et d’aide à la recherche, pour obtenir de l’aide, tant au niveau documentaire que méthodologique.

Une question de ressources

Contrairement à d’autres bibliothèques collégiales de plus grande taille, qui peuvent souvent y affecter une ressource à temps plein, le service de référence et d’aide à la recherche est assumé à notre collège, par deux personnes, à même  leurs autres occupations. Avant tout par la technicienne, qui assume le traitement documentaire et par moi-même, bibliothécaire, tôt le matin, sur l’heure du midi et de manière ponctuelle lorsque des enseignants se pointent à la bibliothèque avec leurs classes où si je croise des étudiants qui ne semblent pas avoir trouvé l’information recherchée.   À défaut d’y affecter une ressource à temps plein, nous pouvons y assurer un service presque continu.

Une question de moyens : mobilier et ergonomie

Comptoir de référence à deux écrans, l'un pour la technicienne et l'autre pour l'étudiant.
Comptoir de référence, à deux écrans, l’un pour la technicienne et l’autre pour l’étudiant. Les ouvrages de référence sont situés près du comptoir en plus d’un accès au catalogue et d’espaces de travail individuels. ©Cégep de Granby Haute-Yamaska

Pour offrir un service adéquat, il faut avant tout avoir un comptoir accueillant et bien dessiné au niveau ergonomique. Celui-ci doit être situé au centre des activités de la bibliothèque, près des ouvrages de référence et des ordinateurs.

Comptoir de référence Cégep de Granby Haute Yamaska

Comptoir de référence et d’aide à la recherche. ©Cégep de Granby Haute-Yamaska.

C’est notre cas avec un comptoir situé à l’étage principal d’une toute nouvelle bibliothèque inaugurée en mai 2011. L’espace de service est en mesure de recevoir deux personnes et ce qui figure à l’écran de la technicienne ou du bibliothécaire de référence figure aussi sur le deuxième écran dédié aux usagers.

 

 

C’est le cas aussi pour la bibliothèque de l’Université Norwich Kreitzbert qui témoignait récemment de son nouvel aménagement au niveau de la référence en ces termes : « Now in place, the desk and seating choices, combined with a more visible location, present an air of collaboration, while still blending with the overall design of building. » [3]

L’ancien et le nouveau comptoir de référence de la bibliothèque de l’Université de Kreitzberg

L’ancien et le nouveau comptoir de référence de la bibliothèque de l’Université de Kreitzberg © Jason Keinsley

Notre expérience démontre également la nécessité d’avoir, pour le personnel, un ordinateur dédié spécifiquement à cette fonction et en plus, de disposer de deux moniteurs, l’un pour le personnel et l’autre pour l’étudiant ou l’enseignant, qui sera à même de suivre les modalités de recherche sur son propre écran. La proximité d’un autre poste dédié au catalogue est aussi utile.

Le comptoir de référence du 2e étage.

Le comptoir de référence du 2e étage. © Flickr Cégep de Limoilou.

Travailler en amont : les ateliers de formation documentaire

Le comptoir de référence doit être considéré comme un ensemble plus vaste, celui de la formation documentaire et des compétences organisationnelles. Le véritable investissement et ce qui fait la force d’une bibliothèque collégiale réside à mon sens dans l’offre systématique et intégrée, aux programmes et aux profils de compétences informationnelles, d’ateliers de formation de premier et deuxième niveaux. En effet, afin d’assurer un bon usage des ressources documentaires de la bibliothèque et de contribuer à l’acquisition d’habiletés et de compétences propres à la recherche, des ateliers de premier et deuxième niveaux sont offerts. Le premier niveau rejoint tous les étudiants inscrits dans un programme et se veut une introduction à toutes les ressources documentaires. L’atelier de deuxième niveau est offert à la demande d’un enseignant et est limité à un ou quelques éléments spécifiques. Tous les ateliers sont suivis d’une appropriation à l’aide d’un travail de recherche convenu avec l’enseignant. Ces ateliers se veulent une réponse aux défis posés par le Profil de compétences Tic et informationnelles   et par les Normes sur les compétences informationnelles dans l’enseignement supérieur  qui sont retenues par les universités du Québec.

L’étudiant profite lors de ces ateliers, de toutes les informations nécessaires à la recherche. Est-ce suffisant ou efficace? Je crois que oui pour ceux et celles qui complètent le travail pratique de 12 questions et surtout, si par la suite,  les enseignants maintiennent des exigences académiques rendant nécessaire l’usage de sources validées et variées.  Par la suite, si l’étudiant éprouve des difficultés dans ses recherches, il peut s’adresser au comptoir pour de l’aide ponctuelle ou approfondir l’usage d’une ressource.

Travailler en amont : les ressources d’aide en ligne

Le comptoir de référence et d’aide à la recherche est aussi un complément aux différents biblio-guides et autres outils d’aide en ligne  proposés sur notre portail.

Biblio-Guide et Page d’information introduisant l’usage d’une ressource numérique.

Biblio-Guide et Page d’information introduisant l’usage d’une ressource numérique.

Rien de plus interactif et de convivial que l’être humain?

On a vu apparaître depuis une dizaine d’années, des solutions en ligne, synchrone et asynchrone pour offrir de manière virtuelle un service de référence. Récemment, Shalini R. Lihitkar [4] affirmait que “Combined with more traditional methods of reference such as in person, phone and email, virtual reference opens up new avenues of communication and enables us to connect with a new generation of Web 2.0 patrons.” Cummings et Frederiksen[5] sont moins enthousiastes et affirment que ces services ne connaissent généralement pas un grand succès au niveau de l’usage et ne rivalisent pas avec les autres manières d’offrir un service de référence.  Il en va de même pour Tomalee et Ferrydans[6]  le domaine des affaires.  Quelques bibliothèques collégiales et universitaires  offrent un service synchrone bien connu commercialisé sous le nom de Meebo.  C’est le cas de nos confrères de la bibliothèque du Cégep Limoilou  et de ceux de la BLSH de l’Université de Montréal 

Pour Marc Julien, bibliothécaire professionnel au Cégep de Limoilou, ce service connait une certaine popularité avec environ 5 demandes par jour, parfois jusqu’à 10  et constitue un complément intéressant aux services de référence traditionnels.

L’interface MeeBo à Limoilou et à l’Université de Montréal. L’interface de Temple University Library.

L’interface MeeBo à Limoilou et à l’Université de Montréal. L’interface de Temple University Library.

 

Pour Lyne Welsh[7], Chef de service, Référence – Formation à l’utilisation de l’information au  Carrefour de l’information et de l’apprentissage de la Bibliothèque des lettres et des sciences humaines : « Ce service est actuellement peu connu, donc peu utilisé, mais très apprécié par les utilisateurs. Nous avons toujours de très bons commentaires de ce service. C’est un service complémentaire à notre service de référence par courriel qui répond à des besoins précis en temps réel. »  Le service est offert en projet pilote, depuis l’automne 2009, du lundi au jeudi de 13 h 00 à 19 h 00 de septembre à mai.

Mentionnons également l’interface de clavardage de la Temple University Library qui est assez complète. Je me suis entretenu en ligne, en mode clavardage, avec un bibliothécaire de référence de cette université, sur la pertinence du maintien des deux formes de services : un comptoir traditionnel et un service de soutien en ligne et on me confirme la complémentarité des deux services et son importance pour les services hors campus.

La référence mobile : allez au-delà des besoins

© Banq. Référence mobile.

BANQ. Référence mobile avec IPAD.

 Malgré un service continu à notre comptoir, plusieurs étudiants ne se présentent pas à cette aire de service. Ils interrogent le catalogue sans succès ou errent dans les rayons de référence et repartent bredouilles sans avoir trouvé le livre ou l’information recherchée. Pour ce faire il est nécessaire de se déplacer, valider si les recherches des étudiants au catalogue sont concluantes et ne pas hésiter à les interpeller et à devancer leurs besoins. Une innovation récente, dans ce domaine mérite d’être soulignée, celle de Bibliothèque et archives nationales du Québec (BANQ), qui récemment, mettait en place un service mobile de référence. L’idée est simple : les responsables de différents niveaux  déambulent un peu partout pour aider les usagers dans leurs recherches à l’aide d’une  tablette de type Ipad. C’est là une belle initiative parfaitement intégrée à la nature du travail de la référence que nous espérons imiter dès l’automne 2012.

Le comptoir de référence et d’aide à la recherche : un observatoire unique

La personne qui prend place au comptoir de référence est sans aucun doute la mieux placée pour témoigner des habiletés de recherche des étudiants et des enseignants. C’est également un observatoire unique pour valider si les vedettes-matière, retenues pour indexer un document, sont bien adaptées aux besoins de la clientèle.

Une clientèle en pleine mutation

Au début de ma carrière au cégep, les étudiants avaient l’obligation d’utiliser des fiches citations et des fiches bibliographiques, sur des cartons 5 X 8 pouces, pour compléter leurs recherches en sciences humaines. Il était aussi normal de transcrire une définition ou de résumer un article de périodiques ou d’encyclopédies.  Aujourd’hui on ne trouve plus de fiche et on utilise le photocopieur ou les nombreux numériseurs pour conserver l’information. En écrivant cet article, je suis au comptoir de référence et à une étudiante qui complète une recherche sur les effets de l’usage du téléphone portable sur la vie sociale, j’ai suggéré d’orienter ses recherches sur le mot « sociabilité » plutôt que « vie sociale ». Une fois la définition trouvée, ne pouvant emprunter le dictionnaire, elle a simplement photographié la définition avec son téléphone portable!

Des étudiants qui interrogent nos banques de données textuelles de la maison avec l’accès VPN. Une collection d’encyclopédies en ligne et de périodiques à 87% disponibles en format numérique. L’introduction croissante de livres en format numérique. Plus que jamais, un comptoir de référence et d’aide à la recherche est une composante essentielle d’une bibliothèque collégiale. L’arrivée des nouvelles technologies et d’Internet a accentué la nécessité de maintenir ce service synchrone à la clientèle selon de nouveaux paramètres et surtout en l’intégrant à une approche plus systémique qui tient compte de toutes les composantes de la formation documentaire et d’un profil de compétences informationnelles.

Daniel Marquis. Merci à ma collègue pour la révision du texte, ses commentaires et sa présence à ce comptoir.


[1] Steven J. Bell, « Who Needs a Reference Desk, » Library Issues, vol. 27, no. 6 (2007)

[2] OCLC, College Students’ Perceptions of Libraries and Information Resources, Dublin, Ohio : OCLC, 2006 , En ligne : http://www.oclc.org/reports/perceptionscollege.htm et Perceptions of libraries, 2010 [electronic resource] : context and community : a report to the OCLC membership, Dublin, Ohio : OCLC, c2011 En ligne : http://www.oclc.org/reports/perceptionscollege.htm

[3] Deborah Ahlers et Heidi Steiner. « The Approachable reference desk : How Norwich University Kreizberg Library’s desk got a new look, » College and Reseach Libraries News, (february 2012, vol. 73 no.2 p.72

[4] Shalini R Lihitkar, «  Establishing a Virtual Reference Service, »Journal of Library & Information Technology, Vol. 31, No. 1, (January 2011), p.34 En ligne : http://publications.drdo.gov.in/ojs/index.php/djlit/article/download/760/338

[5]  Joel Cummings, Lara Cummings, and Linda Frederiksen. « User Preferences in Reference Services: Virtual Reference and Academic Libraries portal, » Libraries and the Academy Vol. 7, (July 2008),81-96.  En ligne : http://muse.jhu.edu/journals/portal_libraries_and_the_academy/v007/7.1cummings.html

[6] Tomalee Doan et Kristine Ferry. « Instant Messaging (IM): Providing Services and Enhancing Communication, » Journal of Business & Finance Librarianship 12.2 (2006): 22

[7] Courriel échangé avec Mme Lyne Welsh Chef de service, Référence – Formation à l’utilisation de l’information au  Carrefour de l’information et de l’apprentissage de la Bibliothèque des lettres et des sciences humaines suite à un clavardage amorcée sur l’interface Meebo.

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Controverse sur l’usage de livres aux Jardins de Métis – Le cycle de vie du livre

Photo : ©Thilo Folkerts Jardins de Métis. La controverse suscitée par l’œuvre Le Jardin de la connaissance présentée cet été au Festival international de jardins, aux Jardins de Métis, met en évidence la fragilité de la relation des Québécois aux livres.

Il est rare que de vieux livres élagués de nos bibliothèques sèment la controverse, surtout s’ils s’intègrent à l’œuvre d’artistes dans le cadre d’une installation en plein air. C’est pourtant ce que l’on a pu lire dans les quotidiens l’été dernier: «C’est scandaleux!» «Je trouve ça désolant comme décor.» Et, d’ajouter le directeur des Jardins de Métis: «Ça me fait de la peine de voir tous ces livres utilisés de cette façon» (Le Soleil, 9 juillet 2010). La controverse se poursuit, quelques jours plus tard, lorsque l’un des donateurs, le directeur de la commission scolaire des Phares de Rimouski, affirme: «Je trouve ça désolant de faire du mépris des livres comme ça» (Le Soleil, 13 juillet 2010).

L’oeuvre en question a été créée par deux architectes-paysagistes berlinois, Thilo Folkerts et Rodney Latourelle et s’intitule Le Jardin de la connaissance. Comme 20 autres oeuvres, elle est installée en plein air, dans une section réservée d’un jardin en Gaspésie qui tient annuellement une exposition de calibre international, qui s’inscrit dans le discours de l’art actuel et constitue une attraction majeure pour cette région.  Installée pour une deuxième année, l’œuvre conserve toujours son importance par l’impact qu’elle suscite encore en 2011. Pour les concepteurs, «en introduisant le livre comme un matériau du jardin, Le Jardin de la connaissance propose un cadre culturel évocateur pour examiner les processus de transformation inhérents à la nature». Nous sommes donc en présence de milliers de livres usagés, provenant entre autres de la commission scolaire des Phares et du Cégep de Rimouski et formant des murs, des bancs et même des planchers. Des champignons y ont été introduits pour accélérer la décomposition. Les artistes en entrevue déclarent avoir utilisé un matériau non traditionnel pour provoquer des émotions et établir une relation entre les concepts de nature et culture. Elle est proposée jusqu’au 2 octobre 2011 dans le cadre du 12e Festival international de jardins des Jardins de Métis, à Grand-Métis, situé à 43 kilomètres de Rimouski.

© Pierre Michaud.

Jeter des livres

La controverse suscitée par cette oeuvre constituée de livres élagués met en évidence la fragilité de notre relation aux livres. Le livre devient un symbole de la connaissance. Le disposer en plein air et accentuer sa détérioration, même dans un cadre artistique, est scandaleux. Les deux artistes berlinois ont donc touché à une corde sensible de notre imaginaire collectif, celui de notre relation aux livres et à la connaissance. J’ai pu constater par moi-même que la très grande majorité de ces livres était constituée de manuels scolaires ou de romans à succès périmés, mais aussi d’oeuvres majeures provenant d’auteurs confirmés comme Anne Hébert, James Clavel ou, Robert Lalonde. Il est difficile pour un peuple, longtemps gardé dans l’ignorance ou brimé par la censure de l’Église catholique qui se donnait pour la gardienne de la morale et de l’orthodoxie, de jeter des livres et encore plus, de les  laisser se détériorer et pourrir. Rappelons que nous avons collectivement accédé pleinement et collectivement à la culture, aux livres et aux bibliothèques, depuis moins de 60 ans. Il n’est pas si lointain le temps où nos bibliothèques familiales n’étaient constituées que de l’Almanach du peuple et de l’Encyclopédie de la jeunesse. Pour le touriste en visite en Gaspésie, mais aussi pour le directeur de la commission scolaire ou le directeur du Jardin, cette oeuvre artistique devient troublante, elle remet en question et fait émerger un tabou de la société québécoise: le livre, symbole de la connaissance par lequel la nation s’est affranchie, s’est affirmé et a accédé à la modernité. Porter atteinte à ce symbole devient un tabou et le laisser pourrir devient un sacrilège.

L'oeuvre en 2011. ©Pierre Michaud.

Nourrir la terre

Heureusement, quelques personnes s’inscrivent en faux et reconnaissent la démarche artistique des créateurs et sont tout à fait favorables à cette installation. «Le but du jardin ne m’apparaît pas être irrespectueux du livre», affirme, le 13 juillet 2010 dans Le Soleil, la directrice générale de l’Association des libraires du Québec, Lise Desrochers. «Au contraire, après avoir été le médium d’un transfert de connaissances et de savoir, il retourne à la terre pour la nourrir et faire en sorte que d’autres livres soient publiés.» Comme bibliothécaires professionnels, nous sommes tous confrontés aux dilemmes posés par l’élagage. On tentera de faire don des livres élagués et à la toute fin, on décidera de les recycler. Un certain nombre de nos livres se retrouvent donc dans la terre et sont actuellement en pleine décomposition. À Rimouski, ceux qui en ont fait don aux Jardins de Métis ont collaboré, à leur insu et malgré leurs remords et démenties, à constituer une oeuvre dérangeante, qui remet en question notre rapport aux livres et à la connaissance. L’œuvre est proposée pour une deuxième année et un de mes amis, Pierre Michaud, a pu constater sa pertinence et y lire paisiblement.  Suite à un hiver clément, mais avec beaucoup de neige et un printemps chaud, le processus de putréfaction des livres  s’est accentué, accélérant le retour à la terre, afin de servir d’engrais pour les arbres environnants.

Le cycle de vie du livre est ainsi complet!

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La normalisation de la présentation des références bibliographiques dans les cégeps. État de la question et enjeux. On poursuit avec le modèle actuel (Dionne-OLF ou variantes) ou on se tourne vers le modèle américain?

Une collègue du réseau collégial, Aurélia Giusti (Beauce-Appalaches) pose cette semaine une question qui mérite réflexion : « J’aimerais savoir quelles normes et donc quel document utilisent les étudiants de vos Cegeps pour rédiger leur bibliographie/médiagraphie ? » (Biblio-forum@ / 8/30/2011 )

En réponse à cette question, il y a un manuel qui semble faire l’unanimité dans le réseau collégial. Il s’agit de Pour réussir de Bernard Dionne  qui en est à sa cinquième édition, à laquelle j’ai contribué pour la question des bases de données bibliographiques. Les pages consacrées à la bibliographie (pp. 221 à 232) sont claires.

Pour réussir Bernard Dionne

L’auteur fait mention de la description

bibliographique traditionnelle :

DIONNE, Bernard. Pour réussir. Guide méthodologique pour les études et la recherche, 5e éd., Montréal, Beauchemin, 2008, 264p.

et de la description bibliographique auteur-date :

DIONNE, Bernard (2008). Pour réussir. Guide méthodologique pour les études et la recherche, 5e éd., Montréal, Beauchemin, 264p.

Quand je dis unanimité, en fait on pourrait dire plutôt qu’une majorité a opté pour ce manuel, mais il n’y a pas eu de vote ou de décision  d’une instance officielle. Il y a aussi quelques variantes dans l’usage ou non de la virgule et du « : » suivant la maison d’édition. Le manuel s’est imposé au fil des années à cause de son exhaustivité, de ses nombreuses mises à jour et de sa clarté. Rien n’empêche un cégep ou une bibliothèque de proposer d’autres alternatives comme le Cégep de Rimouski qui y va d’une proposition originale locale basée sur Dionne mais aussi sur l’Office de la langue française et le Vade mecum : aide méthodologique pour les élèves de Sciences humaines de Marie-Claude Pineault et Ginette Lebel. Le résultat est intéressant.

Nos collègues de Ste-Foy proposent un Guide de présentation des travaux écrits. Il en va de même avec Lionel-Groulx et finalement Mérici avec une belle mise en page

La mienne est une version allégée de Dionne Biblio-guide no. 1 Compléter une bibliographie

Certaines universités offrent également de bonnes ressources. Il y a évidemment Infosphere de l’UQAM qui est proposé sous licence par quelques bibliothèques collégiales qui propose deux méthodes : classique et auteur-date.

J’aime bien aussi l’approche globale de l’Université de Sherbrooke (Sciences de l’éducation) qui y va avec un guide de présentation des travaux écrits.

Un peu d’histoire? Avant la promulgation de la loi qui a créé les cégeps, en 1967, la bibliothéconomie collégiale était  active au sein des collèges classiques. La classification décimale Dewey a été traduite et l’abbé Raymond Boucher, du Collège de La Pocatière publie son fascicule « Les étapes de la rédaction d’un travail en bibliothèque », qui sera réimprimé plusieurs fois jusque dans les années 1970 (on l’utilisait au Séminaire Salésien de Sherbrooke en ‘70. Par la suite suivra l’ouvrage de Marcel  Mignault. Les chemins du savoir : La bibliothèque, la documentation, les habitudes de travail, La Pocatière, Société du Stage en bibliothéconomie, coll. « Guides de l’étudiant », no 3, 1975, viii-215p. Le livre de Bernard Dionne poursuit sur cette lancée des collèges classiques en tenant compte de l’arrivée du format numérique.

La question que je me pose est la suivante. Considérant que près de la moitié de nos finissants se dirigent vers l’université, pourquoi ne pas adopter les normes en vigueur dans les universités?  C’est d’ailleurs ce que nos collègues anglophones font.  Ils utilisent APA http://owl.english.purdue.edu/owl/resource/560/01/ ou MLA http://owl.english.purdue.edu/owl/resource/747/01/ . Ce qui donne les résultats suivants :

APA

Brodeur, R. M. et D. Rand. Les mystères des cavernes. Paris : La Société Royale des sciences, 2001.

« Cavernes. » Encyclopedia Britannica. 1990.

« Les plus belles cavernes. » Plein air Magazine 32 Dec. 1994: 71-72.

MLA

Dell, R. M., and D. A. J. Rand. (2001). Understanding batteries. Cambridge, UK: The Royal Society of Chemistry

Best batteries. (December 1994). Consumer Reports Magazine, 32, 71-72.

Lorsque l’on contribue par un article à Argus ou Documentation et bibliothèques ou Pédagogie collégiale, c’est la méthode américaine qui est retenue.

Reste également la question des logiciels de gestion de bibliographies pour la création, l’importation, l’intégration de références. Mais c’est une autre question et sincèrement, en 25 ans de pratique, c’est déjà un défi d’imposer un cadre pour les citations alors y aller avec un logiciel, à moins qu’un programme en fasse une obligation, je n’ai jamais poussé le dossier.

Chose certaine, en collaboration avec les programmes concernés, c’est la bibliothèque qui doit assumer le leadership dans ce dossier pour en arriver à harmoniser les exigences posées et contribuer activement à la réussite.

Qu’en pensez-vous?

On poursuit avec le modèle actuel (Dionne-OLF ou variantes) ou on se tourne vers le modèle américain? Utilisez la section commentaire ci-bas pour exprimer votre opinion.

Mise à jour de cet article avec les pratiques de 12 bibliothèques collégiale.

Consultez le tableau_bibliographie3.

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La question des droits de diffusion pour les films de fiction dans les cégeps et les collèges québécois.

Nous sommes plusieurs cégeps à offrir une collection de films de fiction en bibliothèque. Cette offre se fait selon deux politiques distinctes : avec droits de diffusion et sans droits de diffusion.

1. Enregistrements avec droits de diffusion.

Lorsqu’un cégep désire diffuser en classe ou en salle un film dans le cadre d’une activité pédagogique ou socioculturelle destinée à sa clientèle étudiante, on parle de droit de diffusion dans un cadre scolaire ou pédagogique. Il est question ici d’enregistrements de fiction,  le plus souvent sur en format dvd, mais non exclusivement, pour lesquels un cégep détient des droits de diffusion, variant d’un jour à 5 ans.  Ces droits sont acquis auprès de détenteurs de droits ou d’intermédiaires autorisés comme : Audio Ciné film ou Critérion
Plutôt que d’acheter à la pièce les droits de diffusion des films de fiction, certains cégeps optent pour une licence annuelle leur permettant de présenter tous les films des studios représentés par une firme (ex. AudioCinéfilm) pour une période d’un an.

Spirafilm

Dans le cas des cinéclubs, encore présents dans les cégeps (Chicoutimi, Jonquière, Limoilou,  il va de soi que les films présentés doivent l’être en prenant le soin d’acquérir une licence de diffusion.

2. Enregistrements sans droit de diffusion

videotheque

La collection de DVD à la bibliothèque. ©Cégep de Granby Haute-Yamaska

Plusieurs cégeps offrent maintenant de belles collections de films de fiction (cinéma étranger, classiques du cinéma, cinéma québécois et canadien, animation), mais sans acquérir les droits de diffusion.  Les films sont achetés à bon prix chez Archambault, La Boîte Noire ou ailleurs et sont prêtés à des fins de diffusion privée (à la maison ou sur des postes individuels). Lors de l’emprunt ces modalités sont clairement établies. Certains enseignants mettent au programme une liste de films (par exemple les liste établies parl’ AFI ou le Cinéclub de Caen ) et les étudiants doivent visionner et analyser certains de ces films, à la maison ou sur un poste de visionnement individuel.

Zone vidéo Écran individuel©Cégep de Granby Haute-Yamaska / Écran de diffusion pour usage individuel. ©Cégep de Granby Haute-Yamaska

3. Pour éviter toute confusion et agir en bon père de famille

Si vous assumez la responsabilité d’une bibliothèque, vous-mêmes et votre collège, avez l’obligation de respecter la loi et d’avoir pris toutes les mesures qui s’imposent pour faire respecter cette loi, on parle ici de la Loi sur le droit d’auteur. Cet usage est nommé familièrement comme l’obligation d’agir en bon père de famille ou bonus pater familias selon un latinisme d’usage courant dans les milieux juridiques. Votre conduite sera jugée en prenant pour exemple la conduite qu’aurait eue une personne raisonnablement prudente, si elle avait été placée dans la même situation que vous.

Une manière simple de faire preuve de prudence est de poser, sur chaque appareil de diffusion de votre cégep, un avis précisant que les vhs, dvd ou segments visuels disponibles sur Internet (Youtube, Dailymotion) présentés en classe doivent être faits en conformité avec la Loi sur le droit d’auteur.  On précisera également  que l’enseignant a la responsabilité première de valider si son collège possède une licence de diffusion pour le film de fiction ou le documentaire ou le segment, qu’il désire présenter en classe. On peut également demander à la Direction des études d’expédier par courriel, en début de session, à tous les enseignants, un avis précisant leurs obligations, s’ils désirent diffuser en classe un documentaire ou un film de fiction ou un segment vidéo. On peut aussi poser sur tous les boîtiers des films de fiction en accès libre, une mention précisant que ces enregistrements sont destinés à des fins de diffusion privée.

Avec toutes ces précautions, le cégep a l’avantage d’avoir agi en bon père de famille en prenant les précautions qui s’imposent pour bien informer les membres de sa communauté.

4. Et que penser de Youtube, Daily motion etc ….

Concernant les droits de diffusion des segments vidéo disponibles sur Youtube, la question mérite d’être posée. Je suis allé voir récemment un film au Festival des films du monde qui est entièrement disponible sur Youtube : Pitfall, commentée par Bertrand Tavernier en personne.

Pitfall (1948)un film d’André De Toth ©Regal Film/United Artist

On peut acheter le film sur Amazon pour 10$ mais un enseignant serait tenté de le diffuser en classe. Pour en savoir plus sur cette question, consultez ce post datant de quelques mois sur mon blogue et lire aussi la mise au point de ma collègue Claire Giroux, dans les commentaires du blogue.

5. Une collection de films sur DVD en bibliothèque collégiale : une contribution à la réussite, à l’édification d’une culture générale et un service apprécié!

Les temps modernes (1936), un film de Charlie Chaplin Photo by Stern – © MPTV – Image courtesy mptvimages.com

Les temps modernes (1936), un film de Charlie Chaplin Photo by Stern – © MPTV – Image courtesy mptvimages.com

En conclusion, à titre personnel, comme bibliothécaire professionnel et cinéphile, je crois qu’une bibliothèque collégiale qui offre sans frais, à des fins de diffusion privée, une bonne collection de films, contribue considérablement au développement d’une culture générale et cinématographique chez les étudiants.  Cette collection répond également aux besoins pédagogiques du cégep, notamment pour les cours de cinéma et de sciences humaines, notamment en histoire.  Et quel plaisir de constater qu’un étudiant apporte chez lui un film de Quentin Tarantino, Charlie Chaplin ou d’Éric Rohmer!

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10 tendances majeures touchant le développement des bibliothèques académiques

Vue du 2e étage de la bibliothèque du Cégep de Granby Haute-Yamaska, coté référence

Le comité de recherche et de planification, de la division ACRL, de l’American Library Association, dévoilait hier les dix tendances majeures affectant aujourd’hui et dans le futur, le développement des bibliothèques académiques.  Cette liste repose sur une analyse approfondie des principales publications dans le domaine et d’un sondage en ligne effectué auprès des 9 812 membres (je me souviens d’avoir répondu en février dernier et le sondage était très exhaustif). Les bibliothèques collégiales du Québec présentent plusieurs similitudes avec celles de nos voisins américains, tout en gardant à l’esprit que nos moyens sont souvent plus limités et que l’on se rapproche plus des community college de niveau « undergraduate », mais avec un volet de formation technique.

Voici donc une synthèse commentée de ces tendances. Je sollicite votre compréhension pour l’usage d’anglicismes. Je ne résumerai pas tout, mais retiendrai ce qui est pertinent à nos pratiques et à notre contexte québécois.

1. Développement des collections :                                                         Passer du « juste en cas » au « juste à temps »

Le développement des collections est et sera toujours orienté vers la réponse aux besoins documentaires des usagers. On assiste à une diversification des supports. Chez nos collègues américains, les usagers privilégient le support électronique et la crise économique et le sous-financement ont amené les responsables à réorienter leurs approches. On assiste à émergence d’une nouvelle tendance : passer du juste en cas au juste à temps. Le concept est sans doute inspiré du domaine de la gestion des inventaires et du « just in time ».  Rona a des inventaires limités, mais ce qui est sur les tablettes, c’est ce qui est demandé, avec des heures d’ouverture adaptées pour l’acheter. Une bibliothèque a une collection limitée mais orientée vers les besoins documentaires immédiats de ses clientèles et si elle n’a pas le document en stock elle l’emprunte d’une autre institution et propose des heures d’ouverture élargies pour y avoir accès ou un serveur avec une authentification VPN ou un intranet.

On devrait donc orienter nos politiques et nos services vers la réponse à des besoins immédiats et développer nos collections selon ces paramètres à court terme.  Dans cette optique, le partage des ressources par le prêt entre bibliothèques et la mise en commun de nos collections devraient être accentués.  Sur ce terrain, collectivement les bibliothèques collégiales ont beaucoup de chemin à faire. Les américains y vont avec des ressources plus sophistiquées comme RapidILL et la numérisation de leurs collections. Le concept « d’outils d’analyse de données visuelles »  fait également sont entrée et on cite à ce sujet l’importante synthèse proposée par OCLC. Sans être proposées visuellement, les statistiques d’usage de nos banques de données textuelles (Ebsco, Méthodes de soins informatisée, Eureka) et surtout l’incontournable Google Analytics, pour générer des statistiques sur nos sections les plus consultées de nos sites web, sont des outils d’analyse qui permettent de valider les ressources les plus utilisées.

Pour ma part, j’estime qu’en orientant le développement de nos collections à partir des plans de cours et surtout des compétences des programmes, on a déjà un bon bout de chemin de compléter.  En obtenant la liste des sujets de travaux des cours d’intégration , en sollicitant par courriel les enseignants pour le développement des collections, en consultant régulièrement notre log de statistiques de Google Analytics et en validant sur nos charriots de retour de livres, ce qui est emprunté, on obtient beaucoup d’indices utiles. Finalement le recours au prêt entre bibliothèques, en pédagogie avec de Centre de documentation collégiale ou l’excellent service de p.e.b. de la BANQ, que nous sollicitons sur une base régulière, sont également de bons exemples de partage de ressources.

2. Contexte budgétaire difficile

Aux États-Unis on se remet difficilement de la crise économique et les perspectives de développement sont limitées. Dans le réseau des collèges québécois, la situation est moins difficile. Hier, en conseil de relation de travail, à mon cégep, on nous annonçait une coupure de 150,000 $ à notre institution sur un budget de 20 millions. On va sans doute survivre … Dans notre cas, comme partout en Montérégie, on est en hausse de clientèle et nous avons accumulé, par une saine gestion, des surplus modestes. D’ailleurs, nous ne sommes pas les seuls, selon TVA Nouvelles c’est à plus de 90 millions que ce chiffrent les surplus des cégeps. Toutefois, c’est quand même 33.3 millions de coupures pour l’ensemble des cégeps et dans plusieurs régions, nous sommes en baisse démographique et un nombre croissant de cégeps doivent présenter des prévisions budgétaires déficitaires.

Dans ce contexte, rien ne justifie des coupures dans un service de bibliothèque qui répond quotidiennement aux besoins des étudiants et des enseignants.  On doit mieux nous soutenir en remettant en question d’autres services devenus désuets.  Dans le cas des bibliothèques en région et en baisse de clientèle, des regroupements et la mise en commun de services me semble incontournables. On devrait aussi mieux les soutenir financièrement pour qu’elles puissent offrir les mêmes ressources en ligne que dans les grands centres.

3. Des bibliothécaires polyvalents  

 

Écran d'affichage numérique. Bibliothèque et technologies éducatives.

 

 

L’intégration continuelle des nouvelles technologies de l’information et des communications sollicite de nouvelles compétences chez les bibliothécaires notamment en informatique, en réseautique, en programmation et en numérisation. J’ai eu récemment à mettre en place un petit réseau d’écran d’affichage numérique. J’ai tout assumé en collaboration avec une firme externe et à l’interne, la précieuse collaboration d’une technicienne en communication m’a permis de mettre en place cette infrastructure technologique. À cet effet, nos plans de classification n’ont guère changé et nos salaires dans le réseau collégial sont plus bas que dans les autres secteurs (municipaux et universitaires) compte tenu que nous assumons plusieurs fonctions et responsabilités. On mentionne également dans l’étude le recours à des spécialistes non-bibliothécaires. Dans les cégeps on doit solliciter l’expertise de services connexes, internes ou externes. Pour les bibliothèques collégiales, la dimension « apprentissage » est importante. Le Profil TIC des étudiants du collégial auquel nous avons participé activement, Inuktic et notre présence constante au Congrès de l’AQPC sont des preuves tangibles de notre pertinence dans les activités de l’enseignement.  Un indice pour valider votre relation avec l’enseignement : la place que vous occupez dans l’organigramme. Si vous relevez de la Direction des études et qu’il n’y a pas trop de cadres intermédiaires, entre vous et la Direction, vous êtes sur la bonne voie. D’ailleurs, suite à l’adoption d’un décret, on assiste à la décroissance des cadres intermédiaires dans  la fonction publique et on ne remplace qu’une personne sur deux actuellement. Qui s’en plaindra?

 Dans ce contexte, j’ai l’impression que les corps d’emploi ont tous avancé d’un pas. Les agents de bureau font un peu le travail que les techniciens et techniciennes en documentation faisaient (cardex des périodiques, acquisitions), les techniciens et les techniciennes font un peu ce que les bibliothécaires faisaient (catalogage, référence et même participation aux ateliers de formation) et les bibliothécaires ou SMTE sont de plus en plus aussi des conseillers pédagogiques et, dans le cas des cégeps plus imposants, des cadres.

4. Reddition de comptes

Dans un contexte, où on demande aux gestionnaires de s’assurer d’une bonne gestion des fonds publics, les bibliothèques collégiales doivent mettre en place des politiques axées sur la gestion des résultats. On doit s’assurer de bien valider annuellement la pertinence de nos investissements. Nous serons peut-être appelés un jour à justifier la pertinence même de notre existence alors que plusieurs estiment que tout se retrouve sur internet.

Pour justifier notre pertinence,  les statistiques de tout genre : fréquentation, usage, nombre de clics, nombre d’ateliers de formation, demandes d’acquisition, tant quantitatives que qualitatives, sont essentielles. Pour ma part j’ai ressorti notre bon vieux « tableau de bord de gestion ». Il sera pleinement en fonction dès septembre, disponible en ligne et nous permettra de faire état de nos activités et de nos services au quotidien.

5. La numérisation des collections.

Ce volet nous touche peu, à moins d’avoir des collections spécialisées. Dans notre cas à Granby nous avons le Fonds Douai de la chanson francophone, une imposante collection de livres, d’articles, de disques en chanson francophone. Nous irons de l’avant avec un portail de ressources en ligne en 2011-2012.  Si chaque cégep se trouve une niche et numérise ses collections, on pourrait en arriver à la mise en commun de collections numérisées.

6. L’explosion des appareils mobiles et des plates formes de lecture    (iPad, Kindle, Sony Reader)

Ipad, Kindle, Ibook, Sony Reader @ eReader Review

Il est essentiel d’intégrer à nos pratiques et à nos services, toute cette panoplie de nouvelles innovations que sont les téléphones intelligents et les plates formes de lecture comme L’iPad.  Déjà plusieurs bibliothèques collégiales vont de l’avant avec l’expérimentation du prêt d’appareils lors de projets pilotes. Si on retient les conclusions du Cefrio, publiées dans le quatrième fascicule « les C en tant qu’étudiant »,  il est donc pertinent d’envisager l’accès à nos catalogues par l’intermédiaire d’une plate-forme mobile ou une App d’Apple ou de Koha. La calibration de nos banques de ressources en ligne (encyclopédies, articles de périodiques, magazines, livres numériques) constitue un grand défi que nous ne pourrons relever tout seul. Des projets pilotes et la mise en commun de nos expertises s’imposent.

7.  Intensification de la collaboration pour intégrer le rôle de la bibliothèque à l’enseignement

C’est sans doute l’élément le plus important et celui qui me motive le plus : collaborer avec les enseignants et les responsables de programmes pour intégrer la bibliothèque aux activités de l’enseignement.  Cette collaboration peut prendre différentes formes, selon la culture organisationnelle de chaque institution. On pense à l’intégration des compétences informationnelles dans le Profil de compétences TIC avec le Reptic local pour s’assurer que le tout sera intégré dans le plan de compétences d’un programme. On pense évidemment à l’élaboration et la prestation d’ateliers de formation obligatoire dans le cadre d’un programme. Finalement, on rédigeant ces lignes, une responsable de programme me demande l’autorisation d’intégrer, à un recueil méthodologique destiné aux étudiants, certains biblio-guides de la bibliothèque. C’est là une belle complicité bibliothèque/enseignement. Comme professionnel, nous pouvons également être intégrés aux activités des midis et des journées pédagogiques.  Ce sont là des exemples où la bibliothèque prouve, hors de tout doute, son utilité et sa pertinence.

8. Contribuer de manière significative à la question du respect du droit d’auteur et autres considérations de nature éthique

La bibliothèque doit jouer un rôle dans la diffusion de l’information pour le respect des droits d’auteurs et tout ce qui concerne la question de la citation des sources pour éviter le plagiat. C’est un sujet qui me tient à cœur et pour lequel j’ai eu l’occasion d’échanger à différentes occasions (colloque, congrès, midi ou journée pédagogique) dont récemment en juin devant les participants à l’Intercaf 2011, les responsables de centres d’aide en français.  Une particularité intéressante et sans doute une tendance : ce n’est pas seulement la question textuelle qui doit être abordée, mais aussi celle des images fixes et animées (images et vidéos sur  internet). Voir à ce sujet mon billet précédent dans ce blogue ou directement le biblio-guide no. 17 Pour un usage éthique des images dans un cadre pédagogique

9. Attachez vos tuques, côté technologie vous n’avez rien vu …

Catalogue de la bibliothèque. Outil de découverte @UQTR

Ce n’est pas seulement de l’expansion de la mobilité, que l’on doit tenir compte, mais aussi du Cloud computing (informatique en nuage ou infonuagique ???), de la réalité virtuelle et des outils de découvertes regroupant à une même enseigne le catalogue, le texte intégral des périodiques et les ouvrages de référence. Il y a aussi les médias sociaux, mais les blogues, Facebook et Twitter ont déjà fait leur entrée dans les bibliothèques collégiales.

Pour ma part, c’est la question du développement d’un outil de découverte qui m’intéresse. La bibliothèque de l’Université de Sherbrooke vient de faire l’acquisition d’une solution d’affaire de ce genre au coût de 50 000$.  Le réseau des bibliothèques de l’Université du Québec, a déjà mis en place une solution qui intègre efficacement à l’interface du catalogue,  les différentes ressources numériques. Voir à ce sujet leur capsule minute brillante.

Nous n’avons sûrement pas les moyens des universités individuellement, mais collectivement, si on se regroupe par SIGB (Koha, Regard), on peut sûrement y arriver et intégrer des outils de découverte à nos sites web.

10. Redéfinir nos espaces physiques

Bibliothèques troisième lieu : les 10 essentiels, proposé par Bibliomancienne

Bibliothèques de troisième lieu : les 10 essentiels, un dossier proposé par Bibliomancienne

Nous sommes plusieurs à avoir redéfini nos espaces par des agrandissements et des projets de rénovation. Je pense notamment au Cégep Limoilou, à St-Jean sur le Richelieu et bientôt Édouard-Montpetit.  Dans ces projets, il n’est pas rare de constater que les espaces dévolus aux périodiques et aux ouvrages de référence ont cédé un peu et parfois beaucoup de place pour permettre d’installer des espaces facilitant le travail collaboratif et l’usage d’un portable. On mentionne dans le document de l’ARCR, la notion de Library as a place, ce que nous avons adapté en milieu francophone, par le concept de bibliothèque comme troisième lieux. Voir à ce sujet l’imposant dossier compilé par notre bibliomancienne, blogueuse et twitteuse à tout vent, Marie D. Martel .

En terminant, nos collègues américains soulignent que trouver le juste milieu afin de toujours bien desservir nos clientèles est un important défi. On assiste au déclin du service de référence, mais à la croissance de l’aide en ligne par un site web ou des tutoriels ou des ateliers de formation. Il faut savoir s’ajuster. On note également que la tendance du développement durable n’a pas été abordée, mais qu’elle s’imposera rapidement comme incontournable.

Et vous, chers collègues et personnes intéressées par les bibliothèques, quel est le défi qui vous sollicite le plus ? Utilisez le module de commentaires ci-bas pour partager vos impressions!

Source de l’article résumé, commenté et adapté :                                                                           2010 top ten trends in academic libraries : A review of the current literature. June 2010 College & Research Libraries News vol. 71 no. 6 286-292

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Ai-je le droit d’utiliser cette image prise sur le web pour mon travail de recherche ou ma présentation powerpoint?

Tout au long de leurs études collégiales et particulièrement en fin de session, les étudiants doivent produire des travaux de recherche, des affiches ou des présentations PowerPoint.

Pour ce faire, ils ont besoin d’images (photographies, illustrations,graphiques) pour illustrer leur propos. Les étudiants sont maintenant familiers avec la nécessité de citer leurs sources écrites, mais qu’en est-il des images copiées ici et là sur Internet?

L’usage d’images dans un cadre pédagogique doit répondre à certaines obligations légales, notamment  la Loi sur le droit d’auteur et respecter un cadre éthique. Le respect d’un cadre éthique va plus loin que le cadre strictement légal et permet de s’assurer que vous citez correctement vos sources, évitez le plagiat et respectez la volonté du créateur ou du titulaire des droits de l’image. C’est une habileté qui figure dans le Profil de compétences TIC et informationnel des étudiants du collégial  

  • Les notions juridiques : droits d’auteurs et notion d’usage équitable en milieu scolaire.

La Loi sur le droit d’auteur accorde des droits exclusifs au créateur d’une oeuvre ou au détenteur des droits sur celle-ci. Ce régime juridique vise à assurer à l’auteur d’une oeuvre originale, le monopole exclusif sur la diffusion et l’utilisation de celle-ci. La Loi sur le droit d’auteur contient une exception qui stipule que l’utilisation équitable d’une oeuvre aux fins d’étude privée ou de recherche ne constitue pas une violation du droit d’auteur (a. 29 L.D.A.). Il est question ici de citations ou d’usage dans le cadre notamment de travaux de recherche ou pour répondre à des obligations scolaires.

L’usage équitable d’une image provenant d’un site Internet dans ce cadre est autorisé, mais à certaines conditions. Cette exception était maintenue et accentuée dans le Projet de loi sur le droit d’auteur C-32 présenté par le gouvernement conservateur, mais mort au feuilleton suite au déclenchement des élections fédérales en mai 2011.

  • Comment faire pour y arriver?

Vous avez trouvé une image sur Internet? Vous pouvez la reproduire dans un travail de recherche, une affiche, dans une présentation sous un format PowerPoint ou dans une brochure à très faible tirage, dans le cadre restreint d’une classe. Il est important de préciser que l’image retenue ne doit pas faire l’objet d’une diffusion extérieure dans un livre, un magazine ou sur un site Internet, même à vocation pédagogique. L’usage pédagogique est restreint à la classe ou à l’intérieur des murs de l’institution, à des fins d’enseignement ou de recherche. Une diffusion plus large nécessiterait une démarche pour acquérir les droits de reproduction et d’usage.

  • Règles d’usage

  • Citer la source dans une légende. Il est essentiel de citer la source complète de l’image dans votre travail ou votre présentation. Vous devez ajouter une légende à l’image reproduite avec le titre, la mention du copyright et le détenteur des droits. Ces informations se trouvent généralement sur le site web. Exemples :
  • Si l’enseignant l’exige, vous devez citer cette source dans votre bibliographie ou votre médiagraphie à la fin de votre travail. Si vous prenez plusieurs images d’un même site, une mention globale pour l’ensemble du site est suffisante :                                                                                                                                                                      MeunierD (Photographe). 2008. Centre national de cyclisme Bromont. [En ligne].  http://www.flickr.com/photos/13904520@N08/2698521329 (Image consultée le 18 novembre 2010)
  • Respectez l’intégralité de l’image. L’usage dans un cadre pédagogique vous oblige à respecter le droit à l’intégrité d’une œuvre et il est obligatoire que l’image soit conservée et utilisée telle quelle. On ne peut donc pas sélectionner une partie de l’image à reproduire, changer ou altérer sa couleur.

Des images provenant de sources autorisées, gratuites ou payantes? Quelques repères.

Ce CCDMD propose une collection d’images pour un usage à des fins personnelles, éducatives et non commerciales. Ce répertoire exhaustif vise à « répondre à l’immense besoin d’utiliser des médias libres de droits pour la fabrication de matériel didactique de qualité ». Avec les années, ce site a pris de l’ampleur et est maintenant une ressource reconnue dans le réseau collégial et à l’étranger. Les termes d’utilisation sont clairs : L’utilisateur doit toujours citer l’auteur et la source du média. Exemple : © Olivier Lamarre, Le monde en images, CCDMD. « Toute utilisation à des fins commerciales des médias du site Le monde en images doit faire l’objet d’une entente particulière entre le demandeur et l’ayant droit. L’utilisation première des médias libres de droits vise ici le développement de matériel didactique non commercial. En conséquence, quiconque envisage une utilisation à des fins commerciales devra communiquer avec l’ayant droit à l’adresse de courriel de ce dernier et convenir avec lui des modalités de l’entente d’utilisation ».

Creative Commons propose gratuitement 6 types de contrats flexibles de droits d’auteurs d’images provenant de site internet. Le plus populaire permet d’utiliser une image dans un cadre non commercial et en citant la source.

Plusieurs sites d’agences gouvernementales ou sites éducatifs offrent des images libres de droit à des fins éducatives. Voir la section spécifique à ce sujet sur Biblio-web.

Finalement, si l’image doit être diffusée sur un site Internet ou dans une brochure ou un magazine à grand tirage, il est essentiel d’acquitter (payer) des droits. Voici quelques agences spécialisées dans ce domaine :

Corbis  http://www.corbisimages.com/

Getty Images  http://www.gettyimages.ca

Istock  http://www.istock.com (une agence avec une tarification abordable)

Pour en savoir plus, consultez le  Biblio-guide no. 17 :

Pour un usage éthique des images dans un cadre pédagogique

Prendre note : L’information présentée dans ce blogue pédagogique est de nature générale et ne constitue d’aucune façon une opinion juridique. Notre dossier vise à fournir à l’enseignant ou à l’étudiant les informations nécessaires pour une utilisation responsable dans un cadre éthique des ressources disponibles sur le réseau Internet.


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Le Canada est au 8e rang mondial au classement des pays à la pointe des TIC

Forum Économique MondialSelon un récent rapport du Forum ÉconomiqueMondial (Genève) le Canada se classe au 8e rang mondial des pays à la fine pointe des TIC.  Ce classement tient compte de 71 critères tangibles comme la disponibilité de la bande passante, la disponibilité des technologies, la liberté de la presse, la protection de la propriété intellectuelle, l’utilisation des réseaux sociaux.

Notre pays devance ainsi le Japon, l’Allemagne, la France et la Norvège, mais se place derrière la Suède (1er rang) et les États-Unis (5e rang). Nous étions au 7e rang l’année dernière.   Voici le tableau complet :

fiche du Canada

 

……………………………………………………………………………………………………………….. Que pourrions-nous améliorer pour être plus performants?

Avant notre capacité d’innovation, augmenter notre usage de la téléphonie sans-fil (70.9%), nos dépenses en recherche et développement et nos tarifs prohibitifs d’usage d’un cellulaire et d’accès à Internet.

Quelles sont nos forces?

La disponibilité des technologies, du contenu numérique et de l’électricité, l’efficacité de notre système juridique, la qualité des nos institutions de recherche et de nos écoles de gestion (3e rang), le nombre d’ingénieurs et de scientifiques, l’accès à Internet à la maison et dans les écoles et l’offre de services en ligne par nos gouvernements. Il est aussi étonnant d’apprendre que le Canada se place au huitième rang pour le nombre de jours requis pour démarrer une entreprise  et au premier rang en ce qui concerne le nombre peu élevé de procédures pour prospérer en affaires.

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Ai-je le droit de diffuser en classe un enregistrement vidéo provenant de Youtube?

Cette question se pose quotidiennement dans le milieu de l’enseignement avec de plus en plus de classes branchées à Internet haute-vitesse avec un projecteur vidéo.

1. Une loi existe et les droits des titulaires doivent être respectés.

Youtube ou tout autre site Internet est soumis à la Loi sur le droit d’auteur. La compétence exclusive en matière de droit d’auteur relève du gouvernement fédéral en vertu de l’article 91(23) de la Loi constitutionnelle de 1867. La Loi sur le droit d’auteur (L.R.C. 1985, c. C-42) adoptée en 1921 a été amendée à de multiples reprises, notamment en 1997 (L.C. 1997, ch. 24), en 2002 (L.C. 2002, ch. 26) et 2004 (L.C. 2004, ch. 11). Plus récemment, en 2010, pour une troisième fois, un projet de loi, nommé C-32 a été présenté au Parlement, mais les élections fédérales déclenchées par le gouvernement Harper en avril 2010 rendent caduc tous cette intention législative et tous les projets de loi en cours. En conséquence, le projet de loi C-32 visant à réformer le droit d’auteur est retourné à l’état de projet et est bel et bien mort au feuilleton législatif. C’est dommage car il incluait des précisions importantes sur les usages à des fins pédagogiques.

La Loi sur le droit d’auteur accorde des droits exclusifs au créateur d’une œuvre ou au détenteur des droits sur celle-ci. Ce régime juridique vise à assurer à l’auteur d’une œuvre originale le monopole exclusif sur la diffusion et l’utilisation de celle-ci.

2. Il appartient en premier lieu  à la personne qui dépose un enregistrement vidéo sur Youtube de s’assurer de la légalité de ce dépôt et non à l’enseignant.

Lorsqu’un enseignant diffuse de bonne foi, à des fins pédagogiques en classe, un enregistrement disponible sur Youtube, il ne peut faire l’objet de poursuites car les règlements internes du site Youtube sont clairs : il appartient, dans un premier temps, à la personne qui dépose un enregistrement de s’assurer de détenir l’intégralité des droits sur le contenu :

Extrait du site de Youtube, section Droit d’auteur

Important: Ne mettez pas en ligne d’émissions TV, de clips musicaux, de concerts ou de publicités sans avoir obtenu d’autorisation préalable, à moins que vous ne soyez vous-même titulaire de l’intégralité des droits sur le contenu. Source : http://www.youtube.com/t/howto_copyright

3. Dans un deuxième temps, l’enseignant qui le désire, peut s’enquérir des droits de diffusion car Youtube n’est pas propriétaire du contenu publié sur son site et n’est pas en mesure d’accorder l’autorisation de l’utiliser.

Rien n’empêche un enseignant soucieux de la légalité de son usage pédagogique de s’enquérir de la légalité de sa démarche en communiquant par courriel avec la personne qui a déposé l’enregistrement, surtout si cette personne ne semble pas le créateur de la séquence vidéo.  C’est ce que précise Youtube sur son site, comme le souligne ma collègue Claire Giroux du Collège F.-X Garneau dans la section commentaire de ce billet :

Extrait du site de Youtube, section Sources d’information destinées aux enseignants et éducateurs

* YouTube n’est pas propriétaire du contenu publié sur son site. Par conséquent, nous ne sommes pas en mesure de vous accorder l’autorisation de l’utiliser. Seul le propriétaire d’un contenu est habilité à fournir ce type d’autorisation. Pour contacter le propriétaire d’une vidéo, accédez à sa chaîne. Cette page vous permet d’adresser votre demande d’autorisation au propriétaire via notre système de messagerie privée. Source : http://www.google.com/support/youtube/bin/answer.py?hl=fr&answer=157105

Finalement, comme le souligne en commentaire  André Cotte, Édimestre adjoint de Carrefour éducation, « L’absence de mention n’équivaut pas à une autorisation. »  Donc si vous avez un doute sur la légalité de la diffusion d’une séquence vidéo vous pouvez communiquer par courriel avec la personne qui a déposé l’enregistrement.

C’est l’une des caractéristiques du web 2.0 contributif : à vouloir diffuser et rendre accessible à tout prix, on oublie souvent l’aspect légal d’une démarche altruiste.

Prendre note : L’information présentée ici est de nature générale et ne constitue d’aucune façon une opinion juridique. Notre dossier vise à fournir à l’enseignant les informations nécessaires pour une utilisation responsable dans un cadre éthique des ressources disponibles sur le réseau Internet.

Pour en savoir plus sur l’ensemble de la question : Dossier ProfWeb: Les droits d’auteur et l’utilisation pédagogique d’Internet.

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Biblio-Guide no. 16 : 6 catégories de périodiques pour un usage académique

Présentoir à magazines Tesco Inc.

Un des défis d’un bibliothécaire ou un enseignant  est d’amener les étudiants à utiliser des articles de périodiques qui sont pertinents au niveau collégial. Pour ce faire, j’ai compilé il y a deux ans, un bilio-guide que je viens de mettre à jour en ajoutant deux catégories :

Biblio-Guide no. 16 : 6 catégories de périodiques pour un usage académique : http://tinyurl.com/65mutws

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Testez vos habiletés en évaluant ces sites!

Voici cinq sujets pour lesquels je propose deux sites web. Pour évaluer ces sites web, utilisez le Biblio-Guide no. 2 Évaluer la pertinence d’un site web en 8 questions :

http://www.cegepgranby.qc.ca/biblio-web/ressources/biblio-guides 

Vaccins et autisme 

http://expovaccins.over-blog.com/article-31772429.html

http://www.santepub-mtl.qc.ca/Mi/vaccination/miseaupoint/autisme.html

Haïti : la tutelle est-elle nécessaire?

http://www.journal.forces.gc.ca/vo7/no3/ward-fra.asp

http://www.michelcollon.info/Pourquoi-Haiti-ne-se-developpe-pas.html

 

Les effets de la lune sur le comportement humain

http://22etoiles.com/lune/humain.htm

http://www.sceptiques.qc.ca/dictionnaire/fullmoon.html

Zoothérapie: est-ce efficace?

http://www.sceptiques.qc.ca/assets/docs/Qs68p22.pdf

http://www.zootherapie.com/_cgi/magazine/article.cgi?Autoincrement=000013

Louis-Ferdinand Céline et l’antisémitisme

http://www.larousse.fr/encyclopedie/personnage/C%C3%A9line/112296

http://d-d.natanson.pagesperso-orange.fr/celine.htm

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